Compte rendu de l’Assemblée Générale - Les 28 et 29 janvier 2011 à Paris


Avant de commencer cette journée, le président ouvre la
séance, en demandant au Docteur Fraboulet d’évoquer
le décès du Docteur Jean Heck, décédé en décembre dernier,
ancien membre du C.A. national, puis au Docteur
Cebron celui du le Docteur Louis Laboux qui est décédé
à la mi-janvier et qui fut également membre du C.A. national,
ancien trésorier du National et fondateur du syndicat
régional.

Étaient présents les Drs Thébaut, Ziccarelli et Assyag, les Drs Abichacra,
Assouline S. et Sarzotti (Alpes-Maritimes), Arnold, Lang,
Michel, Roos et Zaehringer (Alsace), Ducoudre, Fel, Grimard,
Ohayon, Pelé, Pradeau et Sergheraert-Castagne (Aquitaine), Binon
et Pignol (Auvergne), Dentan et Fouchères (Bourgogne), Carette,
Hulin et Thomas (Champagne-Ardenne), Mouhat (Franche-
Comté), Abensour, Al Moussarih, Assouline K., Guedj-Meynier,
Hoff man, Huberman, Khaznadar, Lazarus, Ouazana, Morice, Rabenou
et Uzan (Ile-de-France), Ayrivié et Ter Schiphorst (Languedoc
Roussillon), Richard (Loire), Breton, Chevrier, D’Hôtel, Neimann et
Serri (Lorraine), Courtault, Florès et Pouchelon (Midi-Pyrénées),
Fossati, Guillot, Lemaire, Michaux, Perrard et Vigne (Nord), Berland
et Verdonck (Haute-Normandie), Maheu, Marette et Paulet
(Ouest), Caillard, Cebron, Du Peloux, Fraboulet et Lefebvre (Pays
de la Loire), Bauple, Durandet et Haldenwang (Poitou-Charentes),
Aviérinos, Billore, Bouchlaghem, Guenoun, Joly, Jullien, Malaterre,
Perchicot, Raphael et Tafanelli (Provence), Calmettes, Godefroid et
Maudière (Région Centre), Thizy (Rhône), Doucet (Savoie) et Chodez
(Haute-Savoie).


Exercice professionnel :
Cap 2010 - le vendredi 28 janvier 2011

Le Docteur Thébaut a inauguré ce séminaire de travail en rappelant
que les objectifs de ces séminaires non statutaires sont de
permettre de traiter, de façon plus complète que ne le permet
le temps imparti de l’Assemblée Générale, différents domaines
l’exercice professionnel. Cette année donc deux thèmes ont été
évoqués au cours de deux tables rondes.

Une première table ronde intitulée
« Quelle évolution des modes d’exercice
de la cardiologie libérale à 10 ans ? »

Animée par Monsieur Alain Coulomb et présidée par le Docteur
Jean-Pierre Binon a réuni les experts suivants : Docteur Patrick
Assyag pour faire l’état des lieux, Monsieur Guidoni (société
Ineum) pour présenter le travail réalisé pour le compte de
l’UMESPE sur les regroupements des médecins de ville, Monsieur
Philippe Burnel (FHP) pour traiter plus particulièrement
de l’exercice en établissements de soins privés et enfin le Docteur
Guillot pour faire le point sur la place des libéraux dans les
établissements publics.


Une deuxième table ronde intitulée « Les
différents temps de l’exercice professionnel »

Animée par le Docteur Eric Perchicot et présidée par le Docteur
Jacques Lucas (CNOM) a réuni les experts suivants : Maître
Briot (Interfimo) qui a comparé les différents types de contrats
concernant l’installation, l’association ou la collaboration entre
médecins et bien entendu les droits et devoirs des associés
entre eux ; Monsieur Giodarno (UNAPL) a largement évoqué
le problème du statut fiscal pour l’exercice libéral et le Docteur
Yves Decalf (CSMF, ancien président du SNSMCV) a présenté
l’état des lieux de la retraite et du cumul possible avec une
activité professionnelle.

Assemblée Générale


Samedi 29 janvier 2011

Les Docteurs Sylvie Sergheraert-Castagne et Philippe Haldenwang sont nommés secrétaires de séance.

Rapport moral du Président
Docteur Jean-François Thébaut

Selon la formule consacrée, mais
aujourd’hui plus adaptée que
jamais, c’est avec une très grande
émotion que je commence ce rapport
moral qui sera à la fois le bilan de
l’année 2010 et celui de mes quatre
années et demie de présidence.

Cette année encore, cette année
surtout, je veux vous remercier
tous : responsables régionaux,
membres de l’Assemblée générale,
du conseil d’administration,
membres des bureaux du Syndicat,
de l’UFCV, vous tous aussi qui composez
l’équipe éditoriale du Journal
Le Cardiologue et celle de nos
sites internet et je voudrais enfin et
surtout remercier toutes nos collaboratrices,
sans qui tout ce travail
quotidien n’aurait pas pu être possible.
Vous avez été toutes et tous
formidables. La liste est longue de
tous ceux qui se sont investis sans
compter cette année encore et je
les remercierai au fur et à mesure
de mon rapport moral.

Ce rapport, je vais, si vous le voulez
bien, le structurer en trois parties.
La première sera consacrée au bilan
de l’année 2010, la deuxième
au bilan de ces quatre années et la
troisième aux perspectives et chantiers
en cours.

N’ayez crainte, je n’ai pas l’intention
d’être exhaustif, nous avons
encore beaucoup de travail aujourd’hui
et notamment nous
devons renouveler notre Conseil
d’administration. Élection qui a
d’autant plus d’importance que,
comme vous l’avez compris, baby-boom oblige, nous entrons,
vous entrez dans une période de
transition qui devra avoir comme
perspective de passer la main à la
génération suivante.


Bilan 2010

Cette année a été une des années
les plus riches en événements qu’il
nous ait été donné de vivre avec
pour exemple à son début la polémique de la vaccination H1N1 et à sa fin la tempête benfluorex.
L’année dernière, au même moment, je dressais un bilan assez
inquiétant de l’année 2009, inquiétant pour la médecine
libérale certes, mais aussi pour l’exercice hospitalier qu’il soit
public ou privé.

Le livret d’HPST était écrit et l’année 2010 devait être celle de
sa mise en musique, ou plus exactement au contraire, tout en
conservant une image musicale, nous en connaissions l’air,
mais pas les paroles...

Le premier acte devait être celui des ARS, le deuxième celui
des élections des URPS, le troisième celui de l’enquête de
représentativité et le quatrième et dernier celui de la négociation
de la nouvelle convention.

Le premier acte aurait dû se dérouler pianissimo d’un point de
vue réglementaire avec l’installation des 26 ARS, mais il a été
troublé par la polémique de l’échec de la campagne de vaccination
H1N1 qui avait totalement écarté la médecine libérale !
L’occasion était trop belle pour les syndicats pour ne pas s’en
saisir et dénoncer de fait le danger d’une étatisation à l’extrême
de notre système de santé, vers lequel pourrait conduire
la loi HPST avec le risque de n’avoir plus qu’un seul chef d’orchestre : la DGOS devenue omniprésente et omnipotente.

Rappelons, par exemple, que nos confrères généralistes ont fait
plus de vaccinations pour la grippe saisonnière que les vaccinodromes
H1N1 dans le même temps, avec pour corollaire un
stock de vaccins résiduels ingérables ! Pour tenter de corriger
cet échec, la mission Legmann avait pour objet de calmer le
jeu. Mais la désignation de ses membres, et plus particulièrement
celle du plus médiatique d’entre eux, a tué dans l’œuf
toute chance de succès de cette entreprise.
C’est donc dans ce contexte politiquement
difficile que le Gouvernement
a dû publier le règlement arbitral,
destiné à suppléer pour une
période d’un maximum de deux
années à la convention non reconduite
dans l’attente d’une nouvelle
négociation après l’enquête de
représentativité. Cette convention
avait été dénoncée par les syndicats
signataires devant l’absence
totale d’évolution tarifaire, malgré
les accords des partenaires conventionnels.
Trois exemples : l’absence
de revalorisation du C à 23 € et du
C2 à 46 € pourtant provisionnés
dans la Loi de Finances, l’absence
d’extension d’utilisation du C2 et
l’absence de valorisation des astreintes
en établissement malgré
des avenants conventionnels datant
de 2005 !

Pourtant la maîtrise médicalisée apporte
toujours du grain à moudre :
plus de 500 millions d’euros par an,
tandis que le CAPI était un franc
succès chez les généralistes, avec
plus de 15 000 signataires, triplant
ainsi les prévisions optimistes du
DG de l’UCAM.

Pour autant le malaise de la médecine
libérale et de la médecine
spécialisée ne faisait que croître,
contraignant le Président de la
République à de multiples déclarations
de soutien, puis à la mise
en route d’une nouvelle mission
confiée à notre consoeur et ancien
ministre, Elisabeth Hubert, essentiellement
axée sur la médecine de
proximité.

Malgré plusieurs rencontres avec
elle-même ou ses conseillers, la
médecine spécialisée n’a pas plus
été entendue, comme en atteste
l’absence de recommandations
spécifiques nous concernant.

Il est vrai qu’elle nous avait dit
lors de notre dernière AG de
2010, où elle était intervenue,
avoir constaté par elle-même à la
lecture du Livre Blanc que la cardiologie
se débrouillait très bien
toute seule (sic) et que son avenir
lui appartenait.

C’est dans ce contexte agité que
se sont déroulées les élections aux
URPS dès la rentrée, retardant ainsi
les actes suivants.

Vous connaissez les résultats et le
succès incontestable des syndicats
opposés à la loi HPST, et ce malgré
une volonté farouche de diviser encore
plus les médecins entre eux en
créant un collège de spécialistes
dit de plateaux techniques lourds
qui ignorait toutes les spécialités
interventionnelles non chirurgicales
dont, bien sûr, la cardiologie.
Résultats 60 % des voix et des
sièges aux deux syndicats opposants
CSMF et SML, leur donnant
ainsi une place stratégique dans
les futures négociations, avec un
rééquilibrage des forces chez les
généralistes, un succès écrasant
de l’UMESPE/CSMF et du SML chez
les spécialistes, mais aussi du BLOC
dans le deuxième collège.

Pour ce qui concerne la cardiologie,
le Syndicat s’est investi résolument
dans ces élections et nous avons
quarante cardiologues élus aux
URPS et un président de la région
Auvergne en la personne de Jean-Pierre Binon.

À la suite de ces résultats et du changement de Gouvernement, le
discours a changé tant celui du Président que celui de ses ministres
et conseillers.

Malheureusement, quelle que soit la bonne volonté du nouveau
ministre, les caisses sont vides, la crise économique
est passée par là. De fait, les marges de manœuvre du Directeur
général de l’UNCAM pour les nouvelles négociations
sont d’autant plus réduites que l’augmentation du C d’un
euro coûte mécaniquement plus de 300 millions d’euros à elle
seule, ceci explique sa volonté de reporter la négociation à
2012 !

Le Ministre du Travail de l’Emploi et de la Santé a pu rapidement
donner des gages de bonnes volontés :
- gel des décrets du DPC qui étatisaient le financement de la
FMC et confiait la gestion à la DGOS,
- rétablissement de la parité au sein de l’organisme de gestion
du DPC,
- rééquilibrage de la représentation professionnelle au sein de
la Conférence Nationale de Santé,
- préparation par le sénateur Fourcade d’un projet de loi dit
de toilettage d’HPST notamment en supprimant les mesures
contraignantes, vexatoires et pénalisantes,
- installation d’une instance nationale de simplification
administrative,
- rétablissement de la permanence des soins en établissement
dont le financement était passé des CPAM aux ARS sans les
contrats ni les enveloppes.

Le Directeur Général de l’UNCAM lui a emboîté le pas résolument
en corrigeant rapidement certaines mesures :
- report à la mi-2012 de la perception des amendes de nontélétransmission - après les élections présidentielles !
- réouverture de nombreux groupes de travail avec les syndicats
majoritaires,
- proposition d’un planning de négociations conventionnelles
démarrant très rapidement,
- et, très récemment, gel de la campagne de récupérations
d’indus sur les associations d’écho-doppler.

Toutes ces mesures sont bienvenues et affichent résolument un
changement de ton, mais constatons qu’elles ne représentent
aucune avancée tarifaire.
Nous terminerons ce rapide panorama
de l’année politique 2010

par la tourmente de l’affaire benfluorex, en constatant une mise
en lumière de la nécessité d’une
cardiologie de proximité capable
de répondre positivement et avec
une très grande réactivité aux demandes
du Ministre pour prendre
en charge, tant psychologiquement
que médicalement, ces centaines
de milliers de patients inquiets
annoncés.

Ceci me permet de faire la transition
avec le bref bilan que je souhaitais
vous présenter.

En fait ce bilan est rythmé à la fois
par la rédaction du Livre Blanc que
nous avons réalisé de 2006 à 2008
et qui était résolument proactif
dans ses propositions et les multiples
actions et dossiers que nous
avons dû mener de front au fur et
à mesure des nécessités politiques
réglementaires et juridiques.

Ce Livre Blanc, comme le précédent,
se voulait être un catalogue de
propositions réalisables et nombre
d’entre elles ont été concrétisées
ou sont en cours de l’être.

Pour mettre en œuvre ces mesures,
je dois saluer tout particulièrement
l’équipe de l’UFCV,
Christian Ziccarelli, Elisabeth Pouchelon
et Patrick Assyag dont l’enthousiasme
et la ténacité ont été
déterminants pour mener à bien
la plupart d’entre elles. L’équipe
éditoriale du Journal et des sites
internet a aussi joué un rôle majeur
tant dans la communication,
mais aussi dans l’avancée de ces
programmes. Rappelons que c’est
Cardiologue Presse, menée par
Christian Aviérinos et Serge Rabenou
qui a géré l’édition du Livre
Blanc et les nombreuses publications
annexes effectuées par une
équipe éditoriale performante et
disponible dirigée par Gérard Jullien
et Renaud Samakh. Remercions
également la fidélité et la
qualité de nos experts extérieurs
comme Alain Coulomb, Jean-Pol
Durand et Claude Le Pen.

La première proposition du Livre
Blanc
est celle qui me tient le
plus à cœur : c’était la création du
Conseil National Professionnel de
Cardiologie et ce pour trois raisons
principales.

- D’abord parce que ce fut la reconnaissance
d’une véritable synergie
entre toutes les forces vives
de la cardiologie, l’université et les
libéraux, le privé et le public, la ville
et l’hôpital. Ce fut la consécration
d’un lent travail de rapprochement
de deux univers initialement unis,
puis progressivement éloignés.
Merci à Christian Aviérinos d’avoir
entamé ce rapprochement avec les
différents Présidents de la SFC pour
aboutir à cette finalisation avec
Jean-Claude Daubert, Nicolas Danchin
puis Pascal Guéret.

- Ensuite parce que ce Conseil
travaille réellement et participe
concrètement à l’amélioration
de la qualité de l’exercice professionnel.
Ainsi grâce à l’action
de Christian Ziccarelli, Jean-Marc
Davy, sous l’impulsion efficace de
Geneviève Derumeaux, Cardiorisq,
organisme d’accréditation est en cours d’agrément par la HAS et l’UFCV et a pu réaliser son
contrat avec la HAS dans la gestion des indicateurs. Et ceci
tant en ambulatoire comme Indiqcard, présenté aux journées
européennes, qu’en hospitalisation avec la réalisation d’un indicateur
agrégé de qualité de prise en charge hospitalière qui
sera retenu comme l’Indicateur avec un grand « I » sur le site
du Ministère, Platine.

- Et enfin parce que c’est cette dénomination de Conseils Nationaux
Professionnels qui a été retenue dans la loi et les décrets
DPC pour dénommer les structures fédératives de spécialités.

La deuxième proposition s’intitulait assez pompeusement
« accompagner la nouvelle citoyenneté des patients ». Elle
était en fait assez visionnaire puisqu’elle s’articulait autour de
trois axes : le DMP, les usagers et la prévention.

Le DMP, dossier certes assez mal parti durant plus de cinq ans,
semble renaître ce jour, avec le dynamisme et la compétence
de la nouvelle équipe, puisque fin décembre ont eu lieu les
premières expérimentations. La cardiologie a su y trouver sa
place, en étant l’un des trois seuls programmes nationaux retenus
avec celui de la téléradiologie et du DCC de l’INCA.

Le deuxième axe se voulait être fondateur d’un renouveau
relationnel avec nos patients, les usagers. C’est chose faite :
le Syndicat a signé fin 2009 une charte réciproque et une
convention de partenariat avec la FNAMOC, devenue Alliance
du Cœur. Jean-Claude Boulmer, son président, était avec nous
l’année dernière pour formaliser cet accord. C’est la première
expérience française de ce type et la cardiologie peut s’enorgueillir
d’avoir des rapports sereins avec les patients, ce qui
est loin d’être toujours le cas... Le site internet d’information
« moncardio.org », l’affaire benfluorex, la télécardiologie et la
prise en charge des ALD sont autant de dossiers où une synergie
s’est avérée indispensable avec nos patients.

Enfin la prévention : au-delà du discours incantatoire habituel,
nous avons pu initier avec l’aide de l’UMESPE une première expérience
avec trois assureurs privés et j’espère que l’extension
de ce programme à un régime obligatoire comme le RSI sera
rapidement mis en place. Christian Ziccarelli vous en parlera
au cours de l’AG.

Un troisième groupe de propositions a également pu être
réalisé. La transformation du Collège des réseaux en, Collège
de l’innovation et du développement en cardiologie (CIDECAR)
n’a pas été seulement un changement d’acronyme.
Le groupe pionnier des réseaux
a réellement pu proposer un programme
pilote alliant télécardiologie
et éducation thérapeutique.
S’appuyant sur le savoir-faire
de Résicard, l’UFCV a pu obtenir
un financement du FIQCS Ile-de-France pour mettre en place
une plate-forme téléphonique de
coaching et télémonitoring clinique
des patients en insuffisance
cardiaque et post SCA. C’est un
programme sur trois ans, avec un
objectif de 500 patients recrutés
et éduqués par quatre centres
franciliens : un public CHU de
Saint Antoine et trois privés Bizet,
ICES et HPNP à Sarcelles. Un protocole
scientifique, mené par Ariel
Cohen avec rigueur, permettra de
présenter des conclusions et des
publications.

Pour ce qui concerne le télémonitoring
des prothèses implantables,
nous avons pu remettre le Syndicat
à la place légitime, puisqu’il s’agit
d’un enjeu d’organisation des soins
et d’exercice professionnel. Remercions
Arnaud Lazarus qui par son
travail de grande qualité a rendu
réellement crédible notre intrusion
dans ce monde fermé. Il a même pu
réaliser une publication commune
entre l’URML Ile-de-France et le
groupe de stimulation de la SFC qui
est en cours...

Le Syndicat doit avoir toute sa
place dans la télémédecine, nouveau
type de pratiques médicales
qui aura des incidences réglementaires,
juridiques, organisationnelles
et bien sûr tarifaires.

Terminons ce chapitre sur les
NTIC pour rappeler la modernisation
des sites internet qui fonctionnent
très bien comme vous le
rappellera Christian Aviérinos. La
nouvelle newsletter du journal Le
Cardiologue ouverte par plus de
25 % soit environ un millier de
lecteurs différents et surtout le
site patient moncardio.org qui va
bientôt ouvrir et qui répond parfaitement
aux préoccupations des
rapporteurs de l’IGAS dans leur
production de juillet dernier sur
l’information médicale. Il y aura
sûrement là un financement institutionnel
à trouver.

Reste, bien sûr, l’immense chapitre
des conditions d’exercice,
de la démographie médicale et de
la valorisation des honoraires.

Les conditions d’exercice sont très
menacées du fait de la raréfaction
des cardiologues, numerus clausus
et baby-boom d’une part, augmentation
de la demande d’autre
part, l’association de ces deux
contraintes opposées étant responsable
de ce fameux effet ciseaux
désastreux dans certaines régions.

N’ayant évidemment aucune possibilité
d’action directe sur la formation
initiale, le Syndicat a essayé
de répondre à cette problématique
indirectement :
- D’abord en proposant de nouveaux
modes d’exercice regroupé
 : c’est le concept de maisons
du cœur et des vaisseaux, contrepoint
aux maisons pluridisciplinaires
des généralistes. L’objectif
n’est pas de créer ex nihilo de
nouveaux regroupements. On sait que c’est un travail difficile avec autant de particularités
qu’il y a d’individus et de situations. Non, l’idée est d’apporter
une valeur ajoutée aux cabinets de groupe existants.
Et de proposer aux ARS une contractualisation dans le cadre
de missions de service public : accueil des consultations non
programmées, urgences, continuité des soins, éducation thérapeutique,
télécardiologie, autant de services qui nécessitent
une logistique et un financement spécifique. Ces maisons
du cœur peuvent être concentrées sur un seul site ou
au contraire multisites comme celles déjà développées par
certains d’entre nous, Eric Perchicot notamment. Soyez-en
certains c’est la voie d’avenir. Bien sûr il restera toujours de
la place pour des cardiologues isolés dans les grands centres
urbains. Ils seront utiles surtout en tant qu’experts, mais ce
ne sera plus la règle.
- Le deuxième enjeu est celui de redonner aux jeunes le goût
de l’exercice libéral. Les jeunes cardiologues, comme les autres
jeunes médecins, aspirent à un nouvel équilibre de vie qui
semble mieux adapté à l’exercice salarié. Le nombre de nouveaux
installés est d’autant catastrophiquement bas que non
seulement le numerus était drastique, mais surtout du fait que
les quelques-uns ayant réussi à franchir les obstacles délaissent
les cabinets libéraux !

Un projet nous tient à cœur tout particulièrement, c’est d’organiser
des stages d’initiation dans des cabinets cardiologiques
pour les internes de derniers semestres. Ce serait une
grande opportunité pour trouver des associés ou des successeurs,
puisqu’il n’y a plus de remplaçants qui constituaient traditionnellement
ce vivier. Christian Aviérinos et Jean-Claude
Daubert avaient bien analysé les problèmes. Comme réponse,
ce dernier a lui-même organisé des séminaires d’information
au sein du DES de cardiologie. Daniel Herpin a poursuivi son
action. Deux fois par an, je tente une expérience de « speed
dating » en 30 minutes pour les convaincre du bonheur d’être
cardiologue libéral. Le résultat n’est pas spectaculaire, mais il
y a un mouvement et je retrouve maintenant régulièrement
dans les syndicats régionaux de jeunes installés qui ont suivi
mes conseils.

Reste le dernier chapitre qui est le plus important au quotidien,
puisque c’est le nerf de la guerre ! La valorisation des
honoraires.

Je pourrais me contenter de vous dire que j’ai fait ce que je pouvais et que nous avons finalement
sauvé les meubles, gagné du
temps... et préservé les acquis du
travail formidable de mes prédécesseurs
 : CSC, échocardiographie,
cardiologie interventionnelle avec
un plus pour la rythmologie.

En fait, au-delà de cette position
de résistance « bec et ongles » que
nous avons tenue, soyez-en certains,
car les attaques ont été incessantes
sur la cardiologie interventionnelle
ou l’échocardio avec les dernières
menaces sur la répétition des échos
et les associations par exemple, au-delà
de cette politique de barrage,
nous avons aussi engagé et pris des
positions pour l’avenir.

La permanence des soins est un
autre exemple de l’efficacité, mais
aussi de la persévérance du travail
du Syndicat. Le Syndicat a pu obtenir
la valorisation sonnante et
trébuchante des gardes en USIC,
près de 700 cardiologues libéraux
en profitent et le principe de la
valorisation des astreintes en établissements
privés, malheureusement
gelées par le Gouvernement
précédent et remis sur la table avec
les ARS.

Pour ce qui concerne nos honoraires
 : le Président de la République
a confirmé lui-même les
propositions du DG de l’UNCAM
affichant la nécessité de trouver
de nouveaux modes de rémunérations.
Tout en conservant une part
prépondérante (60 % ?) à l’acte, il
propose d’associer un forfait structure
et une participation sur les
résultats (« P4P », CAPI, Contrat
qualité).

C’est pour cela que nous devons
anticiper : c’est une obligation de
survie pour notre spécialité.

Pour ce qui est de la CCAM technique,
le principal danger repose sur
la mise à niveau de la cardiologie
interventionnelle qui non seulement
ne prend plus de parts de marché et
même de plus régresse en volume
et en honoraires. En outre, les échodopplers
vasculaires risquent de subir
une décote très importante d’où
la nécessité d’obtenir un accord sur
de nouvelles possibilités d’associations
d’actes.

La mise en place des maisons
du cœur et des vaisseaux sera
l’unique occasion de faire valoir
un forfait structure. Nous devrons
travailler dans ce sens pour faire
des propositions concrètes et
acceptables.

Quant à la rémunération à la performance : cela fait maintenant plus
de dix ans que Christian Aviérinos
avec son « secteur d’excellence »
et moi-même avec le « contrat
qualité plus » essayons de vous
convaincre. J’espère que vous l’êtes
maintenant, car l’échéance est arrivée
et nous devrons faire des propositions
concrètes, rentables pour
les cardiologues et dotées de sens
pour les patients.

Voilà en quelques dizaines de
minutes résumées de nombreuses
années au service de la
cardiologie.
Beaucoup de choses
sont sûrement critiquables, mais
j’ai toujours fait ce qui me semblait
le plus opportun pour la cardiologie,
pour nous tous et pour
nos patients.

Je tiens une fois encore à remercier du fond du cœur tous
ceux qui m’ont accompagné, soutenu et promu. Je tiens à
remercier en votre nom solennellement Catherine, mon
épouse, pour avoir accepté de se laisser abandonner tout ce
temps pour la cardiologie, pour m’avoir soutenu et accompagné
depuis plus de vingt ans dans ce travail de fourmi qu’est
le syndicalisme.

C’est grâce à vous tous que le Syndicat est devenu cet acteur
incontesté et incontournable dans tous les secteurs de
l’activité de la cardiologie. Je veux également remercier les
structures amies que sont la Société Française de Cardiologie
et le CNCF qui nous accompagne dans bien des projets et
rappeler que seule l’unité permettra de garder la cardiologie
à la place qu’elle a su occuper.

Après une « standing ovation » et des applaudissements
nourris, le rapport moral est adopté à l’unanimité.

Rapport financier

Le Docteur Arnold, trésorier, présente les comptes vérifiés et
approuvés par l’expert-comptable, Monsieur Didier Basson.
Quitus est donné à l’unanimité au trésorier.

Le Docteur Arnold présente ensuite le budget prévisionnel
pour l’année 2011.

Le montant des cotisations, pour la part nationale, des cotisations
pour l’année 2010 est inchangé de : 155 € pour la
cotisation à taux plein, 75 € pour la 1re année d’installation,
90 € pour la 2e année et 55 € pour les retraités.

Par contre le montant de l’abonnement annuel au journal Le
Cardiologue
est porté, comme voté lors de l’AG de 2010, à
50 € pour les syndiqués et 100 € pour les non-syndiqués. Le
Docteur Aviérinos rappelle l’importance de l’abonnement au
journal Le Cardiologue : le nombre d’abonnements payants
permet une diffusion gratuite plus importante et ainsi une audience
plus importante et rappelle la bonne place au CESSIM
pour cette année 2010, place qui conditionne les ressources
consacrées par les annonceurs.

Conseil National Professionnel de Cardiologie

Professeur Geneviève Derumeaux et Docteur Thébaut

Le syndicat tient à rappeler son
soutien à la présidente et à la
Société Française de Cardiologie
contre les attaques médiatiques
dont elles ont fait l’objet. Le Professeur
Derumeaux remercie le syndicat
ainsi que tous les cardiologues qui
l’ont soutenu personnellement ces
dernières semaines et rappelle qu’il
faut avoir une attitude unie auprès
des patients afin de calmer leurs angoisses
dans cette affaire. Elle a noté
l’attitude responsable des cardiologues
dans le cas présent.

Des travaux ont été entrepris en
2010 au sein du CNPC, travaux qui
doivent entrer dans les pratiques et
être mis en place dans les régions.
Elle espère bien que l’an prochain
il sera possible d’avoir des retours
des régions.

Elle souligne la nécessité de mettre
en place, via le site web et les
grandes réunions des institutions
respectives, une information du national
vers les régions afin d’avoir
des attitudes cohérentes dans
toute la France.

Dans les travaux qui s’annoncent :
- réflexion sur les métiers de la
cardiologie, proposée lors du dernier
CA de la SFC, mais associée
à l’ensemble des composantes de
la cardiologie, y compris le CNPC.
Une réunion sur le sujet se tiendra
lors du Printemps de la Cardiologie
à Lyon ;
- les pratiques quotidiennes libérales
et hospitalières doivent trouver
des liens ;
- les indicateurs dans la prise en
charge du syndrome coronarien
aigu chez la femme ;
- la qualité des soins.
Le Docteur Thébaut propose de
faire reconnaître le CNPC auprès
de chaque URPS, de chaque ARS.
Il s’agit là d’un travail très important,
car dans bien des régions il
manque un maillon entre l’ARS et
l’URPS pour faire reconnaître notre
spécialité. Mais il faut bien souligner
le CNPC n’a pas de rôle politique
à jouer.

Le DPC par contre est toujours un
serpent de mer..., à ce jour, il n’est
pas possible de donner une date de
mise en place !

Pour autant, le CNPC a sa place au
sein de la FSM.

Le CNPC a clairement une mission
concernant la détermination des
indicateurs de pratiques à diffuser
auprès des patients. Ainsi c’est le
CNPC qui a été l’interlocuteur de la
HAS et donc de la DGOS pour la
détermination de l’Indicateur de
pratique hospitalière qui sera mis
en ligne sur le site PLATINE du
ministère.

L’indicateur retenu est un indicateur
agrégé de la qualité de l’ordonnance
de sortie post SCA qui
doit comporter impérativement la
composante BASI.

Actualité conventionnelle et politique

Docteurs Jean-François Thébaut, Christian Ziccarelli
et Patrick Assyag

Elections URPS

Les élections aux URPS ont eu comme résultats, 60 % pour la
CSMF et le SML des sièges à ce jour, mais certaines régions
doivent revoter. 40 élus cardiologues, dont le président de la
région Auvergne : le Docteur Jean-Pierre Binon. Les syndicats
régionaux devront se faire reconnaître auprès de leurs ARS/
URPS afin de faire valoir les conditions d’activités des cardiologues
libéraux tant pour ce qui concerne les établissements
privés que l’exercice en cabinet.

Convention

La convention n’existe plus : d’où le règlement arbitral, l’enquête
de représentativité est ouverte et l’ouverture des négociations
conventionnelles ne tardera pas dès que l’enquête de
représentativité sera terminée.

Le premier chantier qui sera mis en place sera celui de la
rémunération des astreintes en établissements. Ceci va nécessiter
une très forte implication des structures régionales pour
faire reconnaître et valoriser les astreintes effectives des cardiologues
en établissements qu’ils soient cliniciens, rythmologues
ou interventionnels. Rappelons que c’est à la demande
énergique du Syndicat que les gardes des cardiologues en USIC
ont pu être indemnisés : plus de 700 cardiologues libéraux en
bénéficient !

Le DPC est toujours au point mort du fait de l’absence de sortie
des décrets. Répondant à la question concernant le problème
de l’articulation de la FSM avec les conseils nationaux professionnels,
Il est souligné l’importance de siéger et d’être membre
actif de la FSM qui pourra apporter aux différents conseils professionnels
un soutien logistique et financier à travers les subventions
institutionnelles qu’elle touche. En attendant la mise
en place du DPC, le système conventionnel a été prorogé à titre
transitoire dans les mêmes conditions pour 2011 et sans doute
2012. L’UFCV pourra présenter un programme de réunions indemnisées
comme les années précédentes. Rappelons l’importance pour notre image que tous
les cadres syndicaux participent à
ces actions.

Les syndicats ont exigé que les acquis
de la convention précédente
soient soldés avant d’entamer les
nouvelles négociations comme par
exemple l’augmentation du C à
23 € et donc du C2 à 46 € (1er janvier
2011), l’extension de l’utilisation
du C2 aux cliniciens stricts, dont malheureusement
les cardiologues semblent
exclus (16 janvier 2011), mais il
reste beaucoup de points de litiges :
les astreintes, la CCAM technique en
sont deux exemples.

Signalons à cette occasion que le
Syndicat et l’UFCV sont en passe
de conclure un partenariat expérimental
avec le RSI pour la mise en
place d’une consultation de prévention
cardiovasculaire primaire
en Ile-de-France.

LFSS et HPST : Le Docteur Patrick
Assyag rappelle des différents
décrets qui ont été promulgués :
celui du 2 août 2010 relatif aux
conditions d’autorisation des
programmes d’éducation thérapeutique
du patient, celui du 19
octobre 2010 relatif à la télémédecine
avec de multiples possibilités
de financements au prix d’un encadrement
réglementaire drastique,
ceux concernant les conférences
médicales d’établissements, la lutte
contre les événements indésirables,
la politique du médicament et des
dispositifs médicaux stériles dans
les établissements...

Enfin le Docteur Assyag rappelle la
loi de financement de la Sécurité
Sociale 2011 avec un déficit prévu
de 21,4 milliards d’euros contre
23,1 milliards en 2010 et 20,3
milliards en 2009. Un plan d’économies
est porté à 2,4 milliards
avec un ONDAM fixé à 2,9 %. Il est
à noter que les médecins libéraux
ont respecté à la lettre l’ONDAM
2010 !

Élection au Conseil d’Administration

Cette élection a lieu à bulletins secrets : 49 candidats se
présentaient pour 40 postes à pourvoir. Les Docteurs Laurence
Tafanelli et Vincent Guillot ont été désignés scrutateurs,
les Docteurs Sylvie Sergheraert-Castagne et Patrick Calmettes
ont procédé au dépouillement des bulletins de votes.

Ont été élus : les Docteurs Abichacra, Arnold, Assouline, Assyag,
Ayrivié, Bauplé, Berland, Binon, Bouchlaghem, Breton,
Caillard, Cebron, Courtault, Dentan, Flores, Fossati, Fouchères,
Guenoun, Guillot, Lang, Lazarus, Lemaire, Marette, Maudière,
Morice, Neimann, Ohayon, Perchicot, Perrard, Pouchelon, Pradeau,
Raphaël, Richard, Serri, Tafanelli, Ter Schiphorst, Thébaut
(Président sortant), Thomas, Verdonck et Ziccarelli.

Le nouveau Bureau : les Docteurs Christian Ziccarelli, Vincent
Guillot, Jean-Louis Neimann, Eric Perchicot, Elisabeth Pouchelon,
Patrick Arnold, Patrick Assyag, Christian Aviérinos, Pierre-Antoine Ayrivié, Jean-Pierre Binon, Jean-Baptiste Caillard,
Frédéric Fossati, Maxime Guenoun, Arnaud Lazarus, Arnaud
Maudière, Joël Ohayon, Grégory Perrad, Vincent Pradeau,
René Richard.

Cardiologue Presse

Le Docteur Christian Aviérinos
tient à commencer son intervention
en remerciant le Docteur Gérard
Jullien qui a été rédacteur du journal
Le Cardiologue pendant dix ans, qui
a assuré tous les congrès internationaux
et qui ne s’est pas représenté à
l’élection du Conseil d’Administration.
L’assemblée applaudit fortement le
Docteur Jullien et le nomme membre
d’honneur du Syndicat. Le Docteur
Aviérinos rappelle les origines de
l’association Cardiologue Presse à
l’intention des nouveaux membres
de l’assemblée générale : le Syndicat
n’ayant comme ressources que de
ses cotisations et les abonnements
au journal, Cardiologue Presse est en
effet son complément économique et
logistique indispensable, puisqu’elle
permet la publication de ses organes
d’expression que sont le journal, les
sites internet et les ouvrages supplémentaires
comme les suppléments au
journal ou le Livre Blanc.

L’équipe du journal Le Cardiologue est
composée par le Docteur Jean-François
Thébaut qui a assumé, jusqu’à
présent, la rédaction en chef de la
partie socio-professionnelle, Catherine
Sanfourche qui est la journaliste
qui a succédé à Jean-Pol Durand pour
cause de retraite, lequel a assuré ces
rubriques avec brio durant plus de dix
ans et le Docteur Christian Ziccarelli,
nouveau rédacteur en chef des quotidiens
internationaux, le rédacteur en
chef de la partie FMC étant le Docteur
Aviérinos.

Le Syndicat de la Presse Spécialisée
a récompensé à nouveau Cardiologue
Presse qui a obtenu un 1er prix
dans la rubrique « Articles à caractère
journalistique sur la vie professionnelle
 » avec le dossier spécial sur
les Génériques réalisé par Catherine
Sanfourche dont c’était l’une des
premières rubriques de ce type dans
le journal : un grand bravo pour cette
entrée dans l’équipe en fanfare.

Le CESSIM, organe « officiel de mesure
d’audience de la presse médicale,
a montré que Le Cardiologue
occupe désormais la 1re place chez
les cardiologues libéraux et mixtes
(cabinets libéraux + exercice en clinique
ou à l’hôpital).

Le Docteur Aviérinos rappelle l’importance
de l’abonnement des syndiqués
au journal. En effet, le journal est
détenteur d’un numéro de commission
paritaire qui est gage de qualité
mais implique des contraintes. Ainsi
contrairement à toutes les revues
reçues gratuitement dans les cabinets,
le tirage du Cardiologue est
étroitement lié au nombre d’abonnés
payants, c’est dire l’importance à
souscrire un abonnement au journal
pour chaque cardiologue syndiqué.
Au plan national le pourcentage est
d’environ 80 %.

Pour Le Cardiologue, l’année 2010
a été encore une année difficile. Le
nombre de numéros spéciaux a malheureusement
été revu à la baisse (10
seulement en 2010, soit une diminution
de 30 %). L’édition d’un cahier
des charges avec une charte éthique
a été proposée aux partenaires et a
permis, enfin d’année, de relancer les
projets.
La fréquentation du site cardionews.com a explosé à partir de l’automne
avec un pic de 60 000 visiteurs uniques en décembre dernier.
La newsletter mensuelle, nouvelle version électronique courte des
actualités socio-professionnelles brûlantes, poursuit sa diffusion.
Au plan budgétaire, l’année 2010 est soldée par un léger déficit
d’où l’importance, à nouveau rappelée, d’augmenter le nombre des
abonnements.

Le Docteur Gérard Jullien rappelle que pendant ces 10 années il y a
eu 100 numéros mensuels, 70 numéros spéciaux, 3 cédéroms, personnellement
il a assuré la rédaction des quotidiens internationaux
dont 8 AHA, 8 ACC, 6 ESC et 4 ESH. Deux prix ont récompensé le
travail de ces années en 2004 et en 2010. La progression au CESSIM
est également une bonne chose. Il remercie toute l’équipe qui
a travaillé avec lui pendant toutes ces années et il rappelle, sans
fausse modestie, que 2 anciens présidents de la SFC et 2 académiciens
font ou ont fait partie des rédacteurs et/ou du comité éditorial.
Afin de conserver son indépendance éditoriale et protéger la pérennité
de la revue Le Cardiologue, le Docteur Thébaut propose une
augmentation de l’abonnement de 20 € à compter du 1er janvier
2012. Cette proposition est adoptée à l’unanimité et l’abonnement
sera de 70 € pour les syndiqués et 140 € pour les abonnements
directs. Il redemande solennellement que tous les syndiqués soient
abonnés au journal d’expression de leur Syndicat.

La convention qui lie le Syndicat et Cardiologue Presse concernant
la gestion du journal Le Cardiologue est renouvelée pour une
période de trois ans à l’unanimité.

Politique des Centrales en 2009

Point de vue du SNSMCV
Il est rappelé que les cotisations que le Syndicat verse chaque
année aux centrales sont des cotisations de soutien à la politique
des centrales et non des cotisations individuelles. Le Syndicat
attend donc en retour un soutien et une aide sans ambiguïté.

Alliance
Le Docteur Maxime Guenoun rappelle qu’Alliance est en grande
difficulté, son président a été mis en minorité et dans certaines régions Alliance a fait liste commune
avec le SML, dont le nouveau
président même d’Alliance en Ile-de-France. On peut considérer que les
chances de représentativité de ce
syndicat sont devenues quasi nulles.

FMF-Spé
Le Docteur Jean-Pierre Huberman
rappelle l’attitude ambiguë de la
FMF-Spé, sans rien de probant
pour les cardiologues, car ce sont
les médecins généralistes et les
chirurgiens qui semblent les plus
écoutés par cette centrale. En 2009
aucune cotisation n’a été versée à
la FMF-Spé, en décembre dernier la
2e partie de la cotisation de la FMFSpé
n’a pas été versée en raison de
l’alliance objective de cette centrale
avec MG France. Cette attitude a été
corroborée récemment par l’alliance
systématique de la FMF avec ce syndicat
dans les votes des bureaux des
URPS et notamment l’élection d’un
président MG France, contre toute
attente, en Midi-Pyrénées.

SML
Le Docteur Clément Roos rappelle
que SML s’est surtout impliqué dans
les sujets d’exercice professionnel
(démographie, féminisation...).

Il regrette l’axe prioritaire constant
avec le syndicat des angéiologues, ce
qui rajoute de l’huile sur le feu plutôt
que d’aider à trouver une solution à
leur statut. Mais ce soutien s’inscrit
dans le cadre d’un axe politique
large du SML auprès des MEP.

Il rappelle néanmoins que le SML
est un syndicat fondamentalement
inscrit dans une démarche de défense
de la médecine libérale et que
c’est son alliance avec la CSMF qui
a permis cette victoire incontestée
sur la base d’une plate-forme de 100
propositions communes réalisées
par le groupe de concertation CALM.

UMESPE-CSMF
Le Docteur Jean-François Thébaut
souligne que l’action l’UMESPE a été
totalement synergique avec les propositions
du SNSMCV tout au long
de l’année. L’UMESPE s’est engagée
à défendre les demandes exprimées
par le SNSMCV dans une plateforme
de propositions à l’occasion
de la campagne électorale des URPS,
comprenant notamment une CCAM
technique sans actes perdants, une
rémunération des astreintes et une
préservation de la CSC dans la future
CCAM clinique avec comme slogan
« Touche pas à ma CSC ».

UEMS-Cotisation
Le Docteur Grégory Perrard rappelle
que l’UEMS étudie sérieusement la
mise en place des recertifications
systématiques. Cette structure est
extrêmement dangereuse, censée
être une émanation syndicale alors
que c’est une structure totalement
indépendante qui décide seule
de choses importantes. Il y a deux
branches dans l’UEMS : UEMS générale
pour laquelle le SNSMCV cotise
à travers l’UMESPE et le Board de
cardiologie (composé uniquement
d’universitaires) dans lequel nous
sommes censés cotiser pour tous les
cardiologues, mais en fait l’UEMS
n’arrive pas à comprendre qu’il y a
en France des cardiologues libéraux
et des cardiologues hospitaliers.

Cette année, devant le refus du Syndicat de payer, le Board a réclamé à la SFC une cotisation de
27 000 €. Il s’agit une cotisation assise sur tous les cardiologues
de France. Il est nécessaire de reprendre une négociation avec
le Board de cardiologie sur les mêmes bases que celle qu’a eue
l’UMESPE pour réintégrer l’UEMS en obtenant une baisse du
montant de ses cotisations.

Le Docteur Jean-Louis Neimann soulève le problème de la réglementation
des horaires de travail au niveau européen. Cela fait
partie des négociations européennes qui peuvent être contestées
ensuite.

Proposition : il apparaît donc malheureusement indispensable de
continuer à cotiser à l’UEMS au moins pour ce qui concerne la
cotisation générale qui sera réglée à l’UMESPE.

Proposition adoptée à une large majorité.

CNPC-Cotisation
Rappelons que le CNPC est strictement indépendant de tout
financement industriel. Ses ressources sont les versements de
la SFC et du SNSMCV et les subventions institutionnelles. Actuellement
il bénéficie d’une convention de financement par l’HAS
pour 2009-2011.

Il est proposé de provisionner un montant de 5 000 € en cas de
nécessité.
- 
Proposition adoptée à l’unanimité.

UFCV- DPC/EPP
Comme les années précédentes il est proposé de provisionner
une somme de 30 000 € pour le financement du DPC &EPP à
l’UFCV.

Proposition adoptée à l’unanimité.

Litiges et contentieux

Il est rappelé qu’à l’occasion du contentieux sur la pratique des
échocardiogrammes, l’Assurance Maladie a saisi directement la
SFC sans informer le SNSMCV ni passer par le CNPC dont c’est précisément
la mission. Le contentieux porte tant sur l’augmentation
du nombre total des actes d’échos (environ 7 % tant en volume,
qu’en valeur, en ambulatoire), que sur leur taux de répétitivité et
surtout sur les disparités régionales importantes.

Une réunion a été organisée au cours de laquelle les représentants
de la CNAMTS nous ont informés de leur intention de démarrer
des actions de communication auprès des cardiologues sans doute ciblées sur leur profil.
Généralement ces campagnes d’information
précèdent de peu celle de
contentieux. Mais cette campagne
a été retardée du fait d’erreurs de
transcriptions dans les supports de
communication (Fiches BUT HAS),
en cours de validation par le groupe
d’écho de la SFC.

Mais devant les consignes de l’AFSSAPS
concernant le suivi échocardiographique
des patients ayant pris
du benfluorex, il est évident que les
années 2001 et 2012 connaîtront une
croissance d’activité de plusieurs centaines
de milliers d’échos.

Le Syndicat National des Spécialistes
des Maladies du Cœur et des
Vaisseaux a engagé solennellement
son soutien aux actions demandées
par le Ministre du Travail de l’emploi
et de la Santé, pour la meilleure
prise possible en charge des patients,
afin de dépister au plus vite
les valvulopathies et HTAP secondaires
et rassurer tous les autres
patients. Mais le Syndicat n’acceptera
pas que cette augmentation
d’activité soit mise au débit des cardiologues
qui ne font que remplir
en l’occurrence une action de santé
publique d’envergure et justifiée,
malgré toutes les difficultés inhérentes
à la suractivité des cardiologues
notamment dans les régions
démographiquement menacées.

De fait, le Syndicat National des Spécialistes
des Maladies du Cœur et des
Vaisseaux a demandé énergiquement
aux Caisses d’Assurance Maladie de
reporter cette campagne de contrôles
d’un délai d’au moins deux ans !

Pour le Docteur Vincent Guillot, il
y a confirmation d’une baisse des
conflits : refus de cumul consultation
et ECG, erreurs de cotations, retenues
des 18 € dans le cadre du PAV
pour les CMUC en particulier sur les
FSE (de fait, les Caisses ont demandé
de faire des feuilles papier dans ce
cas...), refus d’association du code
5, refus de l’écho et de l’ECG/2 ;
dans l’ensemble l’interprétation des
textes par la DG de la CNAM est
meilleure sous l’influence positive
du SNSMCV. Par contre il faut noter
que les caisses maintiennent leur
surveillance.

Par contre pour ce qui concerne l’ultrasonographie
les caisses ont lancé
une offensive sur les cumuls d’actes
sur tout le territoire en portant sur
trois ans : des cardiologues ont reçu
des mises en garde, d’autres des
demandes de récupération d’indus.
Certes ce cumul est interdit, ce qui
a été rappelé plusieurs fois par le
Docteur Guillot dans Le Cardiologue
(au moins 6 fois depuis 2001).
C’est la règle, même si elle semble
obsolète. Mais il est à regretter que
les Caisses aient remboursé sans
problème, qu’il n’y ait eu aucune
alerte des logiciels médicaux, ni de
la part des Caisses et surtout rappelons
qu’il s’agissait toujours d’actes
réels et justifiés, la plupart des cardiologues
les ayant pratiqué pour
éviter aux patients de revenir (et
donc d’économiser un transport !)
ou en raison de l’urgence de la situation
clinique.

Il était impossible de conseiller aux
cardiologues concernés de refuser
de payer sans les exposer aux
pénalités. En outre les procédures de contestations juridiques (TASS) étaient très certainement
vouées à l’échec devant l’absence d’ambiguïté des textes réglementaires.
Mais il faut rappeler aussi qu’il s’agit d’un problème
d’équité vis-à-vis de ceux qui respectent la loi.

Le Syndicat a donc demandé impérativement aux Caisses de
revoir leur attitude et d’établir de nouvelles règles dérogatoires
pour tous les cas où l’état des patients justifie ces associations.
De fait un moratoire a été établi par la Caisse, suspendant la
perception des récupérations d’indus et mettant en place un
groupe de travail CNAM/Syndicat.

Pour l’instant il est prévu que « au regard des propositions de
cumul d’actes en échocardiographie du travail du groupe, les
dossiers seront réexaminés ».
Il va s’agir de définir des associations,
actuellement interdites, qui pourraient être autorisées
dans certaines situations pathologiques légitimes. Mais attention
il ne faut pas dévaloriser nos actes en proposant un nouvel
acte dévalorisé et faire ainsi penser que nous pouvons effectuer
des actes rapidement. Rappelons que la CCAM estime que le
temps nécessaire à la réalisation d’un ETT est de 30 mn, alors
que pour la HAS il s’agit de 45 à 60 mn, il en est de même pour
les échos vasculaires. Il faut noter que la Caisse d’Assurance
Maladie ne respecte pas la réglementation puisqu’elle ne prévient
pas les médecins des erreurs faites au fur et à mesure.
Par contre dans l’attente des résultats des propositions du
groupe de travail il faut impérativement continuer à respecter
les règles de non-cumul prévues à la NGAP.

La Parole aux Régions

Un tour de table permet
à chaque région d’exprimer
les problèmes rencontrés
localement. À l’issue de
ce tour de table il en ressort
quelques points principaux :
- la démographie qui semble
encore stable, avec quelques
nouvelles installations, mais
baby-boom oblige cela risque
de ne pas durer,
- la formation des internes
et l’ouverture vers la cardiologie
libérale (stages en milieu
libéral, remplacements),
- le problème des indus
de cumul d’actes pour
l’échocardiographie,
- les résultats et l’implication
des cardiologues aux
URPS,
- SCROSS, ARS, activité dans
les cliniques, gardes, rythmologie
interventionnelle...

UFCV : bilan des actions 2010

Le Docteur Elisabeth Pouchelon
tient à remercier vivement tous
les cardiologues qui participent et animent
les formations dispensées par
l’UFCV. Le Docteur Pouchelon fait un
tour d’horizon de cette année 2010 :
- le renouvellement du site www.ufcv.org : encore plus interactif,
- le changement de logo,
- les lettres informatiques,
- l’organisation de la FMC,
- 34 thèmes/36 agréés par l’OGC,
- le FAF,
- la gestion périopératoire des AVK,
- la prise en charge du patient
polyartériel,
- l’EPP,
- en l’absence de parution des décrets
on a constaté cette année
une baisse de fréquentation des
réunions, surtout pour l’EPP,
- le projet de régionalisation Télémédecine
avec une journée de
formation et deux numéros du
journal Le Cardiologue sur le sujet,
- la plate-forme d’éducation thérapeutique
METIS,
- la communication commune
avec la FFC et la SFC lors des
journées européennes de la SFC,
- un numéro spécial du journal Le
Cardiologue consacré aux différents
cas cliniques.

Elle présente ensuite les projets
pour l’année 2011. Il va falloir
adapter les actions de l’UFCV dans
l’optique du DPC avec une mise en
place d’observatoires de pratiques.
Le Docteur Patrick Assyag informe
l’assemblée générale que le bilan
2010 de l’UFCV est globalement
équilibré.
Ces points seront développés lors de l’assemblée générale de
l’UFCV en juin prochain.

Questions Diverses

En ce qui concerne la délégation de tâche, un référentiel va
être proposé dans quelque temps par la HAS.

En ce qui concerne les patients consultant dans le cadre du suivi
du benfluorex, il a été annoncé que les patients seraient remboursés
à 100 % des consultations et des échocardiographies pratiquées
en vue d’un dépistage systématique des valvulopathies.
C’est aux caisses d’établir un protocole de remboursement. En
l’absence de consignes claires de leurs parts, il n’y a pas lieu de
faire de tiers payant hors ALD et CMU chez ces patients.

Enfin les projets de télécardiologie, au niveau des ARS, sont en
attente pour l’instant, mais un cahier des charges doit être mis
en place en fi n d’année 2011.

La séance est levée à 18 h 45.

Le Docteur Thébaut remercie une fois encore les présents de
leur attention et de leur assiduité.


Brèves

 - Second test Naviguer...

œBlabla bla bla bla Blabla bla bla bla Blabla bla bla bla Blabla bla bla bla Blabla bla bla bla (...)


Strict Standards: date(): It is not safe to rely on the system's timezone settings. You are *required* to use the date.timezone setting or the date_default_timezone_set() function. In case you used any of those methods and you are still getting this warning, you most likely misspelled the timezone identifier. We selected 'Europe/Berlin' for 'CEST/2.0/DST' instead in /homepages/6/d169832485/htdocs/ecrire/inc/queue.php on line 313